"PAS DE BEBE A LA CONSIGNE!"
Accueil de la petite enfance en danger !
Le 8 avril battons nous pour un service public de la petite enfance de qualité, pour des conditions de travail décentes.
SUD et le collectif «pas de bébé à la consigne» appellent l’ensemble des agents des crèches et professionnels de la petite enfance à se mobiliser le 8 avril 2010. Les syndicats SUD-CG93 et SUD-ct-93 ont déposé a cet effet un préavis de grève auprès du Préfet et du Président du Conseil Général de la Seine Saint Denis.
Le courrier du 10 mars dernier du Président du Conseil général nous assurant du maintient des ratios d’encadrement s’exprime néanmoins dans un contexte budgétaire difficile, qui, malgré une approche se voulant combative envers l’Etat, comporte de nombreuses coupes dans le budget 2010 : qu’il s’agisse de la culture, du réseau associatif, des CIO, des postes qui tardent à être renouvelés …c’est bien le même Président du Conseil général qui en écrivant au premier ministre le « rassurait » : « le Département est engagé dans un effort sans précédent de maîtrise de ses coûts de gestion.. » ce n’est surement pas le nouveau logo ou les séminaires au chalet du bois de Vincennes, s’agirait-il des dépenses de personnel sur le terrain auprès des usagers ?
La responsabilité du gouvernement, est bien plus grande encore : dans la droite ligne de ses projets de casse des services publics, de la suppression des postes de fonctionnaires il prépare ouvertement, avec un projet de loi et un décret, la casse du service public de la petite enfance.
Le gouvernement prépare la publication d’un décret sur les modes d’accueil collectif qui autorisera un établissement de 60 places à accueillir certains jours jusqu’à 72 enfants, la proportion des professionnels les plus qualifiés auprès des enfants sera abaissée de 50 à 40%, enfin les nouveaux «jardins d’éveil» pourront accueillir des enfants de 2 à 3 ans avec un adulte s’occupant de 12 enfants voire plus, alors que ce taux est d’un adulte pour 8 enfants du même âge en crèche.
Dans le même temps d’autres mesures de régressions sont programmés comme la réduction de 60 à 30 heures du temps de formation initiale des assistantes maternelles agréées qui accueillent les enfants à leur domicile, ou comme la suppression de milliers de postes d’enseignants et la fermeture de classes de tout petits en école maternelle (depuis 2000 on chiffre la perte de places à 68.000 places pour cette tranche d’âge en école maternelle du fait des suppressions massives de postes d’enseignants dans la droite ligne d’un ministre qui affirmait que les enseignants de maternelles faisait de la garderie), qui pourrait augurer d’une attaque plus globale contre l’école maternelle, malgré les propos du ministre de l'Education nationale !
Nous serons toutes et tous en grève le 8 avril 2010 pour exiger dans l’unité avec le collectif «pas de bébé à la consigne» :
- le respect d’un taux d’encadrement d’au moins un adulte pour 5 enfants qui ne marchent pas puis d’un pour 8 enfants qui marchent en établissement d’accueil,
- le maintien et l’amélioration des taux actuels de professionnels qualifiés, par l’accroissement des places dans les écoles de formation (auxiliaires de puériculture, puéricultrices, éducatrices de jeunes enfants…) et par l’accroissement des postes d’enseignants et d’ATSEM, formés à l'éducation et à l’accompagnement de tout jeunes enfants,
- l’arrêt des politiques publiques en défaveur des modes d’accueil collectifs et la promotion d’un plan de formation et de recrutement de professionnels qualifiés de la petite enfance,
- l’arrêt des suppressions de postes dans l’éducation nationale. L’école maternelle ne doit pas servir de variable d’ajustement,
- le renforcement et le développement des structures et des dispositifs, publics ou à but non lucratif, pour l’accès aux modes d’accueil)
- l’abandon des regroupements d’assistantes maternelles qui constitue le sommet de la déréglementation avec l’absence de tout encadrement et le maintien des contrats de gré à gré avec les parents employeurs.